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ÉTUDE ATEX / ZONAGE / DRPCE
Chimie, agroalimentaire, bois et silos

ZONE EX / FICHE DE PRÉPARATION

Zonage ATEX gaz et vapeurs : justifier les zones

Un zonage gaz ou vapeurs part des sources de dégagement et des conditions dans lesquelles le mélange avec l’air peut se former. Il ne se déduit ni du seul volume d’un bidon ni de la couleur d’un pictogramme sur une fiche de données de sécurité.

Publié le . Mise à jour : 1er octobre 2026.

Décrire les sources de dégagement

Recensez les ouvertures de réservoirs, les raccordements, les transferts, les évents et les points de prélèvement. La fiche de données de sécurité fournit des caractéristiques du produit, mais le procédé précise comment il est utilisé. Température, pression et mode de transfert peuvent changer le dégagement. Séparez les émissions pendant le fonctionnement prévu des fuites ou anomalies raisonnablement envisageables. Un poste de remplissage ouvert et une ligne fermée ne présentent pas les mêmes situations. Pour chaque source, indiquez quand elle fonctionne et qui intervient à proximité.

Distinguer fréquence et durée

Les zones 0, 1 et 2 concernent les gaz, vapeurs ou brouillards inflammables. L’INRS expose leur distinction selon la fréquence et la durée de présence d’une atmosphère explosive. La zone 0 correspond à une présence permanente, longue ou fréquente ; la zone 1 à une présence occasionnelle en fonctionnement normal ; la zone 2 à une présence non attendue en fonctionnement normal, mais de courte durée si elle survient. L’étendue exige une justification adaptée. Ces descriptions ne donnent pas un rayon applicable à tous les réservoirs ou à tous les solvants.

Examiner la ventilation disponible

Le débit annoncé d’un ventilateur ne démontre pas le captage à la source. Les entrées d’air, les obstacles et les points bas ou hauts peuvent influer sur la dispersion. Demandez les données de conception et les vérifications récentes, puis précisez les configurations de portes et les variations de production. Le prestataire doit expliquer les conséquences d’une panne de ventilation et les conditions d’arrêt du procédé. Une alarme seule ne prouve pas que le personnel peut agir avant l’apparition d’une situation dangereuse ; sa fonction et la réponse attendue doivent être décrites.

Produire des plans utilisables

Le plan doit permettre de localiser la source, le volume classé et les équipements situés dans ce volume. Un plan en vue de dessus peut être complété par des coupes lorsque la dimension verticale compte. Les hypothèses de température, d’émission ou de ventilation doivent être retrouvables dans le dossier. Précisez les cas exclus de la visite : ouverture pour maintenance, changement de solvant ou opérations exceptionnelles. Un plan de zonage validé pour un mode opératoire ne doit pas être repris sans examen pour un autre. Les matériels et les mesures organisationnelles se vérifient ensuite par rapport au classement.

Grille de préparation du périmètre

Points à documenter pour cette consultation
ObjetInformation à vérifier
ProduitFDS à jour et températures réellement utilisées
DégagementSource, opération, fréquence et durée
VentilationCaptage, disponibilité et modes de panne
PlanÉtendue, hauteur, repères et hypothèses

Exemple de question à traiter

Exemple de cadrage : une cuve auparavant fermée reçoit désormais un ajout manuel par une trappe. Le prestataire examine cette phase, le produit ajouté et la ventilation pendant l’ouverture. Il peut demander des informations absentes de l’ancien dossier. Le responsable HSE ne dessine pas un rayon autour de la trappe à partir d’un schéma générique ; il demande une justification correspondant à l’opération. Les opérations de nettoyage sont signalées séparément si elles emploient un solvant différent.

Préparer la décision avec les équipes

Avant de consulter, répartissez les pièces entre les services qui les détiennent : la production décrit les phases réelles et les variantes, la maintenance identifie les équipements et les fonctions vérifiées, le responsable HSE rapproche le tout du dossier existant. Signalez comme telle toute donnée absente. Demandez au prestataire de séparer ce qu’il peut conclure sur pièces de ce qui exige un relevé, un essai ou une expertise complémentaire.

Exigez que chaque constat renvoie à un repère d’installation et à une hypothèse, et que la restitution sépare les mesures existantes, les écarts à traiter et les configurations futures. Les preuves de réalisation restent distinctes de la recommandation et du bon de commande.

Pour comparer les offres, rapprochez les visites prévues, les modes opératoires examinés, les livrables, les exclusions, les modalités de relecture et le chiffrage d’une extension de mission. La durée et le prix sont confirmés par le prestataire après examen du besoin. Une étude ne se confond pas avec les travaux ou contrôles qui peuvent suivre.

Questions avant consultation

Une FDS donne-t-elle le zonage ?

Non. Elle renseigne le produit ; le classement dépend aussi des conditions du procédé.

La ventilation supprime-t-elle une zone ?

Pas automatiquement. Son efficacité et sa disponibilité doivent être intégrées à l’analyse.

Peut-on copier le plan d’un atelier voisin ?

Les données peuvent aider à préparer l’étude, mais ses conclusions doivent être justifiées pour votre installation.

Sources

Documents consultés pour rédiger cette fiche.

Pour préparer la suite

Faire cadrer votre étude ATEX

Décrivez les substances, les installations et les changements connus. Le prestataire confirme le périmètre et établit son devis. La demande de mise en relation ne vaut pas étude ni certification.

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