Lire le marquage d’un appareil
Le marquage réglementaire (directive 2014/34/UE) comprend le marquage CE, le symbole Ex, le groupe (II pour les industries de surface), la catégorie (1, 2 ou 3) et la lettre G pour les gaz, vapeurs et brouillards ou D pour les poussières, par exemple « II 2G » ou « II 3D ». Le marquage normatif, issu de la série EN IEC 60079, précise le mode de protection, le groupe de gaz (IIA, IIB, IIC) ou de poussières (IIIA, IIIB, IIIC), la classe de température (T1 à T6 pour les gaz) ou la température maximale de surface pour les poussières, et le niveau de protection (Ga, Gb, Gc, Da, Db, Dc). La catégorie 1 correspond aux zones 0 et 20, la catégorie 2 aux zones 1 et 21, la catégorie 3 aux zones 2 et 22, un appareil d’une catégorie de numéro inférieur pouvant aussi convenir. La catégorie ne suffit pas : le groupe, la classe de température et les conditions d’installation doivent aussi correspondre au produit et à l’emplacement.
Partir de la zone et du produit
Le classement, la nature gaz ou poussière, les propriétés de la substance et les températures sont des données d’entrée. L’INRS décrit les liens entre zonage et marquage, pour les matériels électriques et non électriques. Demandez au spécialiste les caractéristiques requises plutôt que de commander un équipement avant l’analyse. Un appareil adéquat pour une atmosphère gazeuse ne couvre pas nécessairement une atmosphère poussiéreuse. Les conditions ambiantes, l’installation et l’exploitation comptent également. Le fournisseur doit confirmer le modèle et la configuration qui répondent à ces contraintes.
Réunir les pièces de l’équipement
Préparez la photo de plaque, la référence complète, la déclaration UE de conformité et la notice. Les certificats pertinents dépendent du produit et de sa procédure d’évaluation ; n’exigez pas une même pièce pour toutes les catégories sans vérifier le cadre. Les conditions particulières signalées par le certificat et la notice doivent être lues. Les suffixes et restrictions ne sont pas des détails administratifs. Ils peuvent imposer des conditions d’installation ou d’usage à intégrer au dossier. Une documentation correspondant à une autre variante ne démontre pas l’adéquation du matériel présent.
Examiner l’installation et les accessoires
Les presse-étoupes, les câbles, les raccordements et les composants de remplacement peuvent affecter le mode de protection. Leur compatibilité doit être vérifiée avec les instructions applicables. Le marquage d’un moteur ne suffit pas à valider automatiquement un ensemble monté sur une machine. Les sources d’inflammation mécaniques et les interfaces restent à examiner. Signalez les modifications, réparations et accessoires ajoutés. La visite rapproche les documents de l’état réel. Le devis doit préciser si l’étude comprend une revue d’adéquation, une inspection détaillée ou seulement un inventaire initial des matériels.
Distinguer certification et responsabilité d’usage
La directive 2014/34/UE traite les produits concernés et leur mise sur le marché ; le cadre employeur traite les conditions d’utilisation et la protection des travailleurs. Les avis publiés par le CLATEX n’ont pas de valeur réglementaire (Ineris). Un certificat volontaire ne doit pas être confondu avec les pièces exigées par la procédure applicable, notamment la déclaration UE de conformité et, selon la catégorie et la nature du matériel, le certificat d’examen UE de type d’un organisme notifié. Demandez au fournisseur le rôle précis de chaque document. La conformité du produit ne démontre pas à elle seule celle de l’installation ou de son entretien. L’entreprise conserve les preuves de choix et suit les limites d’usage.
Grille de préparation du périmètre
| Objet | Information à vérifier |
|---|---|
| Besoin | Zone, gaz ou poussière et contraintes thermiques |
| Identité | Plaque, variante et référence livrée |
| Documents | Déclaration, notice et certificat pertinent |
| Montage | Accessoires, modifications et conditions particulières |
Exemple de question à traiter
Exemple : une pompe livrée possède plusieurs options de moteur et de capteur. La fiche générale présente un modèle ATEX, mais la facture ne précise pas la variante. Le responsable achats demande les références, la déclaration et les notices exactes. Le prestataire les confronte aux besoins de l’emplacement. La photo d’un logo sur un catalogue ne suffit pas à clore la vérification.
Préparer la décision avec les équipes
Avant de consulter, répartissez les pièces entre les services qui les détiennent : la production décrit les phases réelles et les variantes, la maintenance identifie les équipements et les fonctions vérifiées, le responsable HSE rapproche le tout du dossier existant. Signalez comme telle toute donnée absente. Demandez au prestataire de séparer ce qu’il peut conclure sur pièces de ce qui exige un relevé, un essai ou une expertise complémentaire.
Exigez que chaque constat renvoie à un repère d’installation et à une hypothèse, et que la restitution sépare les mesures existantes, les écarts à traiter et les configurations futures. Les preuves de réalisation restent distinctes de la recommandation et du bon de commande.
Pour comparer les offres, rapprochez les visites prévues, les modes opératoires examinés, les livrables, les exclusions, les modalités de relecture et le chiffrage d’une extension de mission. La durée et le prix sont confirmés par le prestataire après examen du besoin. Une étude ne se confond pas avec les travaux ou contrôles qui peuvent suivre.
Questions avant consultation
Tout appareil ATEX convient-il à toutes les zones ?
Non. Son niveau de protection et ses conditions doivent correspondre au besoin.
Un certificat volontaire remplace-t-il la déclaration ?
Non. La déclaration UE de conformité est établie par le fabricant au titre de la directive 2014/34/UE ; un certificat volontaire (par exemple Ism-ATEX ou Saqr-ATEX de l’Ineris) ne la remplace pas. Demandez le rôle de chaque pièce dans la procédure applicable.
Une réparation peut-elle changer l’adéquation ?
Oui. Les pièces, méthodes et restrictions du mode de protection doivent être respectées et documentées.
Sources
Documents consultés pour rédiger cette fiche.
- Code du travail, R4227-42 à R4227-54, version consultée le 30 septembre 2026
- INRS, démarche de prévention, mise à jour du 8 février 2022
- Ineris, présentation du guide Omega 36, 3 décembre 2025
- Ineris, appareils ATEX et marquage CE
- Ineris, rôle et portée des avis CLATEX
- INRS, zonage et marquage des matériels ATEX